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Publié le par sacraal
Publié dans : #informations d'actualité
     

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En début des années 2000, une étude britannique avait  signalé que les sédiments marins récents étaient composés partout dans le monde de  30% de minuscules débris de nylon et de plastique.








En octobre 2007, reprenant une information de Greenpeace, la Pravda avait signalé qu’une île d’immondices à demi immergée, constituée à 80% de plastique dérivait dans le Pacifique Nord, entre San Francisco et Hawaii. La dimension de cette île était estimée à l’époque à un peu plus de deux fois la surface du Texas. (C’est bien deux fois, j’avais oublié de traduire le twice de l’original en anglais).

 

 


      En février 2008, le quotidien britannique Independent a repris cette information, en indiquant que le continent d’immondicesdeux fois la surface continentale des États-Unis. s’étendait à peu près à 500 miles nautiques (800km) de la Californie jusqu’à proximité du Japon et était estimée à


      Ce sujet épouvantable a été abordé ce mois-ci (janvier 2010) par Arte puis par FR3 dans son émission Thalassa. Lisa McBride et Paul Richard Harris du site Internet Axis of Logic ont aussi présenté cette catastrophe dans leur article du 10 janvier 2010, « Earth’s Oceans: Our Largest Plastic Landfills » (Les océans de la Terre : Nos plus grandes décharges de plastique). Comme le montre cet article, ce problème est devenu généralisé. Il est d’une telle gravité, qu’il devrait être traité de manière absolument prioritaire. Et la seule amorce de traitement logique, pour juste ne pas aggraver la situation, c’est d’arrêter tout de suite la production de plastique tiré du pétrole.


      Ce qui pose vraiment problème avec ça, c’est que cette pollution n’intéresse absolument pas nos gouvernants. Et pendant qu’ils jouent les moulins à vent avec des problèmes bidons, comme le terrorisme islamique, l’identité nationale ou en étudiant le moyen de taxer le gaz carbonique pour remédier à un réchauffement climatique inexistant, d’immenses zones océaniques sont devenues des lieux infernaux pour la faune marine.


      Voici juste traduction de la partie la plus édifiante de l’article d’Axis of Logic, la description du problème :


      ...Nos gigantesques fosses à ordures sont pleines à craquer, surtout de restes de matériaux de construction, de couches jetables et d’appareils. Dans les pays développés du monde, chaque être humain utilise en moyenne 200 kilos de plastique par an. Alors qu'une infime quantité de ces déchets est recyclée en biens durables, environ la moitié de la matière plastique que nous produisons finit en décharge, le reste se perd dans l'environnement et finalement se dégrade en mer, se piège dans des amoncellements, tournoie dans les limbes des tourbillons océaniques fortement pollués, en affectant négativement la santé des océans et en fin de compte, de tout être sur la Terre entière.


      En océanographie, un tourbillon désigne un grand système de courants océaniques tournants, en particulier ceux liés aux grands mouvements éoliens combinés aux vortex de l'eau dus en partie à la rotation de la Terre. Les cinq tourbillons océaniques les plus remarquables sont celui de l'Atlantique Nord, du Sud Atlantique, du Pacifique Nord, du Pacifique Sud et de l'Océan Indien.



Il existe cinq tourbillons majeurs, de dimensions océaniques : le tourbillon d’Atlantique Nord, d’Atlantique Sud, du Pacifique Nord, du Pacifique Sud et de l'Océan Indien. Chacun est flanqué d'un fort et étroit courant de bordure à l'Ouest, et d’un faible et large courant le limitant à l’Est.


      À partir du moment où des déchets flottants sont entraînés dans les tourbillons, la majorité y reste en permanence, prise dans un mouvement circulaire qui tour à tour s’agrandit et se rétrécit un peu en fonction des courants et de l’état éolien.


      Contrairement à la croyance populaire, bien que ce soit aussi un énorme problème qu’il faut aborder, la majorité des ordures marines ne vient pas des navires qui jettent leurs déchets en mer. L’étude révèle que, de loin, la plus grande partie de celles-ci a en réalité été glanée par le vent dans les décharges, les rues et les routes, et a ensuite été chassée vers la mer, dans laquelle elle est maintenue par le surcroît de poids dû à l'imprégnation humide. Une fois là, les ordures commencent à flotter partout où les courants les emmènent et terminent finalement dans l’un des tourbillons.


      Tout simplement parce que le plastique est fait pour durer éternellement, environ 90% des ordures des tourbillons sont du plastique. Même le soi-disant plastique « biodégradable » se désagrège en pastilles de polymère, le petit miracle d’où sort à l’origine le plastique. Mangées ensuite par les poissons et les cétacés, ces pastilles tuent beaucoup d'entre eux.


      Des nuées de ces particules flottent dans les tourbillons de déchets du monde, comme une espèce de partie de confettis macabre.



Projet Kaisei


      C’est pourquoi le terme « plastique biodégradable » est très trompeur, car le plastique ne disparaît jamais complètement, il change simplement de forme. En évoluant, il a toujours le potentiel de laisser fuir des produits chimiques dans l'environnement et dans nos réserves alimentaires, et de causer des dommages incommensurables de multiples façons.


      Le DDT, les BPC et bien d’autres produits chimiques toxiques ne se dissolvant pas dans l'eau sont rapidement absorbés par le plastique. Les poissons mangeurs de plancton prennent les minuscules particules de plastique pour de la nourriture et les ingèrent. L’étude a découvert que les substances chimiques toxiques qui imprègnent la matière plastique passent ensuite chez les poissons. Ceux qui parviennent à survivre à l'ingestion de la ratatouille empoisonnée sont très susceptibles de finir en festin pour plus gros poissons, dont beaucoup sont pêchés pour la consommation humaine. C'est ainsi que les poisons des matières plastiques se frayent un chemin à travers la chaîne alimentaire et en nous. Les tortues, les poissons et les oiseaux confondent tous les débris de plastique flottants avec de la nourriture.



L'expédition de 2008 dans le tourbillon du Pacifique Nord à bord du navire récupérateur de pétrole Alguita, a découvert que l'ingestion de particules de plastique est généralisée chez les poissons qui se nourrissent de plancton la nuit à la surface des océans. Étonnamment, 35 pour cent de ces poissons avaient ingéré des micro-particules de plastique, le détenteur du record ayant 84 fragments. (Algalita)



Exemple de bol alimentaire d’un albatros mort dans l’île de la Guadeloupe. (Algalita)


      Les animaux marins se retrouvent fréquemment empêtrés ou piégés dans des débris, ce qui leur rend la vie très difficile. Ne pouvant plus se déplacer ni se nourrir librement, leur mort est lente et douloureuse.



(Ocean Conservancy)



(Ocean Conservancy)



(Ocean Conservancy)


      Bien sûr, les ordures ne restent pas toujours confinées dans la pollution sans cesse croissante des tourbillons au milieu des océans, en détruisant la vie hors de notre vue. Ces montagnes d'ordures sont aussi parfois renvoyées à terre par des tempêtes océaniques. En allant au bord de la mer partout dans le monde, il est facile de voir que, quand la marée monte, elle apporte souvent avec elle diverses sortes de cochonneries humaines.




 

 

La Mauritanie


C'est très triste de voir les habitations au milieu des ordures.

Nous savons les conséquences pour les enfants qui sont souvent victimes des maladies.

 

 

La Côte d'Ivoire


Yamoussoukro: La ville et ses abords croulent sous le poids des ordures

 

 

Les différents écosystèmes affectés par la pollution marine, carte établie en 1996.



La pollution marine qui a hélas, beaucoup progressé depuis 1996, se retrouve particulièrement au niveau des concentrations anthropiques côtières et menace d'affecter les grands écosystèmes marins mondiaux comme au niveau des zones grisées dans cette la figure

 

 

 

Décharge de pneus, France





400 000 tonnes de pneus sont produites chaque année en France. On distingue les pneus usagés qui, une fois rechapés, peuvent être réutilisés en tant que pneus d'occasion et les pneus usagés non réutilisables, qui doivent être éliminés. Un décret de 2002 oblige les producteurs de pneus à s'assurer de la gestion des pneus usagés ; la plupart ont mandaté le collecteur Aliapur, qui s'occupe de la gestion de ces déchets en France.Photo extraite du livre de Cédric Delsaux, "Nous resterons sur Terre".

 

 

 

 

Décharge de Guwahati, Inde



De jeunes chiffonniers travaillent au milieu de marabouts pendant leur collecte de plastique

 

 

 

 

About 4,600 launches have been made since the first launch of Earth's man-made satellite in 1957. Nowadays, there are about 6,000 artificial satellites orbiting the planetAll photos: webpark.ru

Meme la terre vue par satellite, une vraie décharge!!

 

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